Nous sommes déjà le jeudi 12 janvier, vous n’avez toujours pas trouvé cette foutue bonne résolution, et ça vous met de mauvaise. Sur le plan personnel, tout le monde peut se rabattre sur les grands classiques :

– Je vais me mettre à la méditation, ça va me permettre de me retrouver.

– Retrouver la ligne. Ça c’est bien. On termine le foie gras du 31 et après, fini de rigoler. C’est salade-footing et quinoa-pilates.

Promis, cette année je m’y mets pour de bon !

Sur le plan professionnel, en revanche

Plus difficile de trouver la mesure qui vous donnera envie d’aller au travail. Heureusement que les tendances sont là pour vous aider ! Entrepreneurs, start-up, Labs, GAFA… Tant de mots qui sonnent comme des promesses d’un avenir radieux où la semaine commence par une conférence TED et finit autour d’une coupe de champagne avec Fathi Derder, à parler innovation et crèmes auto-bronzantes.

En plus, c’est facile. C’est vrai : il suffit de se mettre à son compte, d’avoir une idée géniale et ça y est : votre start-up est lancée, prête à percer. Percer quoi, vous ne le savez pas encore. Mais elle est prête.

Si, comme moi, vous ne sortez pas de l’EPFL, trois choix évidents s’offrent à vous :

  1. Un foodtruck vegan-bio-sans gluten
  2. Des bières artisanales
  3. Une agence de graphisme / événementiel / storytelling

Le magazine Bilan le montrait en novembre dernier : un entrepreneur sur deux fera faillite en galérant. L’autre arrivera à s’en sortir (très bien dans 1% des cas) mais galèrera tout autant. Et ce, malgré l’application au pied de la lettre des Miracle Mornings en vous levant à 5h pour successivement :

  • Faire une heure de méditation
  • Aller courir une heure
  • Pratiquer une heure de yoga
  • Vous doucher
  • Réveiller les enfants
  • Manger un bircher bio à 7h30 (oui, c’est vraiment miraculeux)
  • Être au bureau – mails consultés, thé vert déjà bu, nouvelles du jour fraîchement lues – à 7h15 et de bonne humeur (c’est définitivement de plus en plus magique)

Quand on vous dit que ça marche

Donc, malgré ces efforts, un indépendant sur deux ne s’en sortira pas. Forts de ce constat, les plus malins ont tout compris : il est plus simple de vendre des pioches que de chercher de l’or.

Alors, dans cette jungle de l’offre à la réussite méfiez-vous des formules simplistes et réfléchissez à deux fois avant de payer pour un cours qui vous apprend à « devenir riche en trois mois » ou à « être entrepreneur en 15 jours ». 

Comme disait l’autre : « Pour gagner 5’000 francs, n’achetez pas ma formation à 5’000 francs »